Quelles sont les différentes méthodes de contraception ?

Si la contraception est un sujet crucial au sein de notre société, il peut parfois rester tabou. Pourtant, il existe de nombreuses solutions contraceptives, adaptées aux femmes comme aux hommes. En effet, tout le monde peut trouver une contraception adaptée à son corps et à ses préférences. Car toutes les méthodes de contraception ne correspondent pas toujours aux besoins et aux difficultés de chacun et chacune. De fait, il n’y a pas de meilleure contraception. Voici donc un petit guide recensant toutes les solutions contraceptives, allant de la pilule au préservatif, et du stérilet à la contraception d’urgence.

Les méthodes locales

Préservatif masculin

Le préservatif masculin est l’option la plus sûre et la moins invasive en terme de méthode contraceptive. Cet étui souple, souvent composé de latex, permet d’éviter le passage des fluides et notamment du sperme. Cette protection placée sur la verge permet de bloquer les spermatozoïdes, les évitant ainsi d’aller jusqu’à l’ovocyte. Cette méthode empêche la fécondation. Le préservatif permet de se protéger du VIH et des autres IST (Infections Sexuellement Transmissibles). Cette méthode ne nécessite pas d’ordonnance.

Le préservatif féminin

Le préservatif féminin est une gaine en polyuréthane ou en nitrite composée d’un anneau à chaque extrémité. Ce préservatif doit être placé dans le vagin, comme un tampon. On peut le mettre en place quelques heures avant le rapport sexuel. Cette méthode protège également des IST et donc du VIH. Cette méthode ne nécessite pas d’ordonnance.

L’anneau vaginal

L’anneau vaginal est souple. Il est à mettre dans le vagin comme un tampon. Il peut être laissé 3 semaines dans le vagin. Il faut l’enlever au bout de la fin de la troisième semaine pour provoquer les règles. C’est une contraception idéale pour les personnes qui veulent ne pas devoir penser à la prise de leur contraception. Elle n’est délivrée que par ordonnance et ne protège pas contre les IST. 

La cape cervicale

La cape cervicale est un dôme en silicone ou latex qui permet de recouvrir tout le col de l’utérus. Il peut être posé juste avant le rapport sexuel ou quelques heures avant. Enfin, on peut le garder dans le vagin jusqu’à 8 heures après le rapport. C’est aussi une méthode réutilisable. La cape n’est délivrée que sur ordonnance et ne protège pas contre les IST. 

Les stérilets

Il existe deux types de stérilets. Bien qu’il s’agisse de la même méthode, au sens où le stérilet est posé dans l’utérus par un médecin gynécologue ou une sage-femme, il ne s’agit pas du même type de contraception. Dans les deux cas, cela permet de ne pas devoir penser à sa contraception entre 4 et 10 ans. La fertilité n’est pas compromise par l’utilisation du stérilet une fois qu’il a été enlevé.

Le stérilet en cuivre, non hormonal

Le stérilet en cuivre est une bonne alternative pour les femmes qui ne souhaitent pas avoir une contraception hormonale. En effet, il n’a pas d’impact sur l’organisme. Le cuivre va en revanche créer un environnement néfaste à l’implantation d’un œuf. Aussi, le cycle des hormones n’est absolument pas perturbé.

Cette méthode n’est pas recommandée pour les personnes ayant des règles trop abondantes ou douloureuses. Le stérilet risque d’accentuer ces problèmes.

Le stérilet hormonal

Contrairement au stérilet traditionnel, sa version hormonale a, comme son nom l’indique, un réel impact sur le cycle hormonal. Il diffuse de la progestérone, une hormone qui entraîne une atrophie de l’endomètre. Les tissus sont épaissis par les hormones, ce qui empêche les spermatozoïdes d’entrer dans l’utérus et donc de féconder.

Cette méthode a tendance à impacter le cycle menstruel. Les règles sont généralement moins abondantes voire inexistantes.

La pilule contraceptive

Cette méthode hormonale ne permet pas de se protéger contre le VIH et les IST. Pour éviter toute IST, il faut donc mettre un préservatif en plus de cette méthode contraceptive.

La pilule quotidienne

Il existe plusieurs types de pilules contraceptives prises au quotidien. Dans tous les cas, elles sont prescrites par un médecin.

La pilule progestative

Les pilules progestatives se présentent sous la forme de plaquettes de 28 comprimés qu’il faut enchaîner tous les jours, sans pause. Certaines femmes conservent un cycle menstruel régulier, d’autres n’ont plus de règles. Cela dépend de chacune.

Dans les deux cas, il ne faut pas oublier de prendre sa pilule. Si l’oubli est supérieur à 12 heures, il n’y a plus de protection contraceptive. Il faut donc être régulière dans sa prise.

Les pilules progestatives sont soit composées de désogestrel, soit composées de lévonorgestrel. Le premier composant permet de bloquer les spermatozoïdes grâce à un épaississement des sécrétions du col de l’utérus, et la suppression de l’ovulation. Le second composant permet en plus d’amincir l’endomètre.

La pilule oestroprogestative

Les pilules oestroprogestatives sont composées de plusieurs hormones :

Ce type de pilule se prend pendant 21 jours. Durant 7 jours, il ne faut plus prendre de comprimés. Cette semaine correspond à celle des règles.

La contraception d’urgence hormonale

La contraception d’urgence est plus connue sous le nom de pilule du lendemain. En aucun cas cette pilule ne peut remplacer une contraception régulière. Elle n’est utile qu’en cas de rapport sexuel sans contraception. Le comprimé doit être pris le plus tôt possible après le rapport sexuel, jusqu’à 72 heures maximum. Cette pilule peut être obtenue sans ordonnance. Elle n’est à utiliser qu’en cas d’urgence.

Les autres méthodes hormonales

Tout comme la pilule, ces méthodes ne protègent pas contre les IST et notamment le VIH.

L’implant

L’implant contraceptif se présente sous la forme d’un petit bâton cylindrique de 2 millimètres de large et de 4 centimètres de long. Ce dernier est inséré dans le bras. L’implant fonctionne comme la pilule au sens où il est hormonal. Cependant, il est pratique puisque, contrairement à la pilule, il ne faut pas y penser. Il dure 3 ans. Cette méthode est prescrite et posée par un médecin.

Le patch

Le patch est une solution consistant à coller sur sa peau un patch qui va délivrer des hormones durant trois semaines. Il faut enlever ce dernier à la fin de la troisième semaine. Lors de la 4ème semaine, il ne faut pas mettre de patch. Cette dernière correspond à la semaine de règles. C’est une solution moins invasive que l’implant mais plus pratique que la pilule pour les femmes qui n’arrivent pas à prendre régulièrement leur pilule. Cette solution est également prescrite par un médecin.

Les spermicides

Le spermicide

Le spermicide est une solution bien moins connue. Cependant, elle existe et est assez efficace. Le spermicide peut être présenté sous forme d’éponge, d’ovule ou plus communément de gel. Il permet de détruire les spermatozoïdes qui entrent dans le vagin. Il faut donc mettre le gel quelques minutes avant le rapport sexuel. Cette solution peut être délivrée sans ordonnance en pharmacie et n’est pas remboursée.

Le diaphragme en complément

Pour que le rapport sexuel soit plus sûr, il est courant de compléter l’usage de spermicide avec un diaphragme en silicone ou en latex. Il est placé dans le vagin et empêche les spermatozoïdes de passer. Le diaphragme est en revanche prescrit par un médecin ou une sage-femme. Il ne peut être délivré que sur ordonnance.

Il existe également des méthodes naturelles. Ces dernières consistent en général en le retrait du pénis hors du vagin avant éjaculation. D’autres méthodes naturelles consistent à se fonder sur le cycle menstruel. Cependant, ces méthodes demandent une bonne connaissance et observation de ses cycles. Il est donc indispensable de trouver une méthode contraceptive qui vous convienne, en vous tournant vers un professionnel de santé. 

Références